Accesskey et liens directes

Vous êtes ici: Ligue pulmonaire » Maladies » Asthme » Portraits » Daniel Stucki

"Jamais je n’aurais cru que l’asthme puisse se manifester de manière aussi violente."

On sait maintenant depuis plus de deux ans que Daniel Stucki, âgé aujourd’hui de cinq ans et demi, souffre d’asthme. A deux reprises, Daniel a dû être transporté d’urgence à l’hôpital et une fois, il a dû être rapatrié en Suisse par la REGA. Un exemple particulièrement éloquent de l’importance qu’il y a à bien gérer son asthme.

Daniel Stucki et sa soeur jumelle Anina sont nés prématurément à 26 semaines. Tous deux ont rapidement manifesté des symptômes de prédisposition aux affections pulmonaires liée à leur naissance prématurée: ils souffraient plus facilement que les autres enfants d’un refroidissementet leur toux était plus tenace. Tous deux devaient régulièrement inhaler de la cortisone, et Anina a même eu besoin d’oxygène pendant un certain temps. Leur mère, Barbara Stucki, avait donc déjà une certaine expérience dans ce domaine. Mais ce qu’elle a ensuite vécu avec Daniel, alors âgé de trois ans, l’a complètement prise au dépourvu.

Une toux qui ne voulait pas passer

C’était fin février, une période particulièrement difficile pour les deux jumeaux. Daniel toussait un peu plus fort que d’habitude, et depuis plus longtemps. Au début, Barbara Stucki ne s’en fit pas trop. Mais comme Daniel toussait toujours, elle l’emmena chez le médecin de famille, qui constata une baisse du taux d’oxygène dans le sang et pensa à une crise d’asthme.

"Daniel criait et s’essoufflait de plus en plus, et je mesentais complètement impuissante."

Le lendemain commença ce que BarbaraStucki décrit comme le jour le plus horriblede sa vie. L’état de Daniel s’aggrava au point que le médecin de famille le fit admettre d’urgence à la clinique pédiatrique: «Daniel inhalait de la cortisone et respirait de l’oxygèneà intervalles de plus en plus rapprochés, mais son état ne cessait de s’aggraver. Dans la nuit, je me sentais toute seule avec lui et totalement démunie face à ce qui arrivait. Daniel criait et s’essoufflait de plus en plus et je ne pouvais qu’assister, impuissante, à ses crises d’étouffement. Pris de panique et se débattant à la recherche d’un peu d’air, nous avons dû le tenir à quatre pour le calmer. Des heures plus tard, après avoir inhalé à plusieurs reprises des médicaments, son état s’est enfin amélioré.»

Soutien de la Ligue pulmonaire

Les médecins ont alors confirmé à BarbaraStucki que Daniel a eu une crise d’asthme. «A cette époque, je ne savais pas grand-chose sur l’asthme», se rappelle-t-elle. «Jamais jen’aurais cru que l’asthme puisse se manifester de manière aussi violente. Pendant les mois qui suivirent, j’ai beaucoup appris sur cette maladie, sur les symptômes avant-coureurs des crises ainsi que sur les possibilités d’intervention– également de la part de notre personne de référence à la Ligue pulmonaire. L’été suivant, lorsque la famille est partie en vacances en Sardaigne, Barbara Stucki était nettement mieux préparée à d’éventuelles crises. «Malgré cela, j’ai paniqué lorsque les premiers symptômes sont à nouveau apparus. J’ai appelé la REGA, qui m’a transmis les adresses de deux hôpitaux. Dans l’hôpital régionalle plus proche, on a pu mesurer le taux d’oxygène dans le sang de Daniel, mais les médecins n’avaient pratiquement aucun moyen d’intervention. Nous avons donc parcouru 75 km en ambulance – un trajet épouvantable, avec passage d’un col – pour nous rendre dans l’hôpital universitaire. C’est là que Daniel a enfin reçu le traitement dont il avait besoin.» «J’avais peur de reprendre le bac avec Daniel et de rester plusieurs heures sans assistance médicale, et j’ai été extrêmement soulagée lorsque la REGA s’est déclarée prête à nous rapatrier, Daniel et moi.»

"Lorsque Daniel tousse, je passe des nuits blanches."

Aujourd’hui, Barbara Stucki maîtrise beaucoup mieux le traitement de Daniel, même s’il reste des zones d’ombre: «Je ne sais toujours pas, avec certitude, à quel moment je dois administrer la cortisone. Si je la lui donne trop tard, il fait de nouveau une crise. Lorsque Daniel tousse, je passe des nuits blanches pour être sûre de détecter une éventuelle toux alarmante.L’angoisse des premiers temps ressurgit encore et toujours.»

Le point fort hebdomadaire est constitué par le cours de natation de la Ligue pulmonaire

En grandissant, Daniel prendra de plus en plus conscience de sa situation et s’exprimera plus clairement. Il parviendra ainsi à mieux maîtriser son asthme. Le cours de natation hebdomadairede la Ligue pulmonaire constitue d’ailleurs un moment important dans sa vie. «Daniel a chaque fois énormément de plaisir: avec d’autres enfants, il profite pleinement de ce cours. L’eau est devenue son élément», souligne Barbara Stucki, non sans fierté.

 

Peter Wilhelm, Trub

Vers le haut Vers le haut

Publications
Dans les médias
Liens
Entraide

Désirez-vous discuter de vos expériences et échanger vos astuces ?

Groupes d’entraide

Groupes d’échange d’expérience

Pneumotél

Chaque mercredi de 17-19 h nos médecins répondent à vos questions à propos des poumons et des voies respiratoires. Une prestation gratuite de la ligue pulmonaire.