Accesskey et liens directes

Les opérations que dans des cas spécifiques

Zahnspange
Le dispositif buccal comme alternative à la thérapie CPAP.

Quelles sont à l’heure actuelle les autres solutions que la thérapie CPAP?
Un article rédigé par le Professeur E. Bloch, médecin-chef à la clinique de pneumologie et responsable du laboratoire du sommeil de l’hôpital universitaire de Zurich qui a récemment été publié sur le sujet dans l’hebdomadaire médical suisse «Swiss Medical Weekly». Il a expliqué dans un entretien avec vivO2 ce que ces conclusions signifiaient pour les patients atteints du syndrome des apnées du sommeil.

Professeur Bloch, certains patients atteints du syndrome des apnées du sommeil ne tolèrent ou n’acceptent pas la thérapie CPAP qui nécessite le port d’un masque. Quelle autre solution leur proposez-vous en premier lieu?

Un dispositif buccal qui pousse vers l’avant la mâchoire inférieure durant la nuit. Ce dispositif parvient avec un taux de succès élevé à rétablir un sommeil normal ainsi que la capacité de concentration la journée. Il permet également de faire baisser le risque d’accident causé par les troubles du sommeil, et la tension artérielle.


Le dispositif buccal convient-il à tous les patients?
Non, tout dépend de l’état des dents et de la mâchoire. C’est pourquoi un orthodontiste pratique d’abord un examen et effectue des radiographies. Le prothésiste dentaire réalise ensuite le dispositif à partir d’un moulage en plâtre.


Ces dispositifs buccaux sont-ils confortables?
Les patients s’y habituent généralement bien. Au début, les dents et la mâchoire sont sensibles durant quelques minutes le matin, mais l’inconfort disparaît en règle générale après quelques semaines.

 

Pourquoi le dispositif buccal n’est-il aujourd’hui qu’un choix de deuxième ordre?
Contrairement à la thérapie CPAP, il n’existe pas encore d’expériences à long terme et bien documentées concernant le dispositif buccal. De plus, avec la thérapie CPAP, le résultat survient dès la première nuit, alors que cela prend plusieurs semaines avec le dispositif buccal du fait de la période d’ajustement et d’adaptation.


Comment contrôle-t-on l’efficacité du dispositif buccal?
A l’issue de l’adaptation, les patients viennent effectuer un contrôle au laboratoire du sommeil.

 

Dans votre article, vous recommandez également la réduction de l’excédent pondéral.

La réduction de l’excès de poids représente une mesure concomitante majeure. Lorsque les mesures classiques ne marchent pas, les opérations telles que le bypass gastrique et la pose d’un anneau gastrique figurent au premier plan. Dans une étude portant sur 12 266 patients obèses opérés, 20% d’entre eux avaient été diagnostiqués comme souffrant d’un syndrome des apnées du sommeil. Après l’opération, le syndrome a fortement diminué voire disparu dans 85% des cas. Les interventions ont des répercussions positives à plusieurs égards sur la santé des patients.

 

Les opérations des voies respiratoires sont traitées en détail dans votre article. De nombreux patients atteints du syndrome des apnées du sommeil espèrent à l’heure actuelle pouvoir être rapidement guéris.
On distingue aujourd’hui trois types d’interventions. Dans les opérations portant sur les parties molles, on raccourcit par exemple la luette et le voile du palais, on réduit le volume lingual ou on essaie de renforcer les muscles du pharynx. Ces interventions ne sont malheureusement pas suffisamment étayées d’un point de vue scientifique et nous ne pouvons les recommander que dans des cas exceptionnels, notamment pour les enfants aux amygdales hypertrophiées. Les opérations de la mâchoire sont radicales et nous les recommandons rarement, par exemple lorsque des malformations doivent être corrigées. L’ablation de polypes et les interventions sur la cloison nasale peuvent dans certains cas améliorer la qualité du sommeil et amener à mieux tolérer la thérapie CPAP.


N’existe-t-il toujours pas de médicaments pour traiter efficacement le syndrome des apnées du sommeil?
De tels médicaments devraient accroître localement la tension musculaire. Des recherches sont en cours, sans succès jusqu’à présent. Il existe toutefois des médicaments d’appoint et d’autres contre les effets du syndrome, comme les sprays nasaux pour le rhume des foins ou les psychotoniques qui combattent la somnolence et les troubles de concentration au quotidien. Placer une balle dans son dos durant la nuit est également un «truc» pratique et efficace. Cela empêche les patients de dormir sur le dos, position qui accentue le syndrome des apnées du sommeil.


Quelles conclusions les patients souffrant d’apnées du sommeil peuvent-ils tirer de votre article?
La thérapie CPAP reste la meilleure solution pour qui peut la supporter. En cas d’intolérance, le dispositif buccal fabriqué sur mesure constitue l’option la plus prometteuse. Les gastroplasties en cas d’obésité sévère ne sont à envisager sérieusement que lorsque les autres mesures de perte de poids ont échoué. Nous ne conseillons les opérations des voies respiratoires que dans des cas spécifiques. Il est important de savoir que les mesures peuvent se combiner à plusieurs égards. La thérapie CPAP peut par exemple être associée au dispositif buccal, que l’on utilise surtout en voyage. Il convient d’être particulièrement prudent avec les «remèdes miracle» proposés dans les magazines ou sur Internet. Les patients doivent dans tous les cas consulter leur médecin avant de les essayer.

 

Publications
Entraide

Désirez-vous discuter de vos expériences et échanger vos astuces ?

Groupes d’entraide

Groupes d’échange d’expérience

Dans les medias
Pneumotél

Chaque mercredi de 17-19 h nos médecins répondent à vos questions à propos des poumons et des voies respiratoires. Une prestation gratuite de la ligue pulmonaire.