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Oxygénothérapie de longue durée

Vivre sans détresse respiratoire

Diverses maladies comme la BPCO ou la fibrose kystique (mucoviscidose) peuvent entraîner une détresse respiratoire chronique. Les personnes concernées ont constamment la sensation de vivre à 5 000 mètres d'altitude. Le moindre mouvement est un effort. Le manque permanent d'oxygène endommage les organes et peut entraîner un collapsus du système cardiovasculaire.

 

En quoi consiste l'oxygénothérapie ?

Les personnes concernées qui ne peuvent capter une part suffisante de l'air respirable ont constamment besoin d'oxygène supplémentaire. Ceci est le cas notamment en cas d'efforts (marche à pied, gymnastique), car l'organisme ne peut pas stocker l'oxygène.

 

L'administration d'oxygène sous la forme de thérapie de longue durée augmente l'espérance de vie ;

  • diminue la détresse respiratoire et améliore ainsi les performances et la qualité de vie ;
  • soutient le système cardiovasculaire.

 

Important : la thérapie n'a d'effet que si l'oxygène supplémentaire est inspiré au moins 16 heures par jour. L'idéal est de pouvoir utiliser l'appareil 24 heures sur 24. Certaines personnes éprouve une certaine honte à utiliser leur appareil en public, notamment en raison des lunettes nasales qui sont très voyantes. Les collaborateurs de la Ligue pulmonaire fournissent des stratégies sur la manière de contourner ces obstacles.

Des pommades spéciales permettent d'éliminer les effets secondaires comme la sécheresse de la muqueuse nasale.

Prestations de la Ligue pulmonaire

Les collaborateurs de la Ligue pulmonaire encadrent les personnes concernées tout au long de la thérapie. Au début :

  • ils analysent leurs besoins et les conseillent au sujet du choix du système et de la conduite d'alimentation ;
  • ils leurs expliquent comment manipuler l'appareil, en particulier aussi comment remplir le récipient de réserve lorsqu'elles ne sont pas chez elles ;
  • ils les accompagnent à travers les contrôles ultérieurs effectués régulièrement et restent en contact avec le médecin spécialiste.

 

Les collaborateurs de la Ligue pulmonaire restent à la disposition des personnes concernées même après la période d'adaptation :

  • ils contrôlent et remplacent les conduites d'alimentation et autres consommables ;
  • ils contrôlent régulièrement le bon fonctionnement de l'appareil ;
  • ils discutent du déroulement de la thérapie avec les personnes concernées et en rendent compte au médecin ;
  • ils répondent aux questions de ces personnes et de leurs proches, et les aident ainsi à intégrer la thérapie dans leur quotidien.

Prise en charge des coûts par les caisses-maladie

Le médecin spécialiste prescrit l'oxygénothérapie et oriente les personnes concernées vers la Ligue pulmonaire. L'assurance de base prend en charge les coûts de l'oxygénothérapie de longue durée. La Ligue pulmonaire loue le système de thérapie choisi. Le forfait mensuel couvre les frais relatifs au système de thérapie nécessaire (oxygène compris), aux consommables ainsi qu'aux prestations de conseil de la Ligue pulmonaire en rapport avec l'appareil.

Systèmes d'oxygène

Le choix du système le mieux adapté à la thérapie dépend surtout de la fréquence à laquelle les personnes concernées s'absentent de chez elles. Lorsque l'on n'est pas chez soi, on a besoin d'un appareil portable qui couvre les besoins accrus en oxygène.

Système d'oxygène liquide

Ce système est utilisé

  • lorsque les personnes concernées sont mobiles et s'absentent régulièrement de leur domicile pendant plus d'une heure ;
  • lorsque les personnes concernées ont constamment besoin d'une forte dose d'oxygène que, pour des raisons techniques, le concentrateur d'oxygène ne peut délivrer.

 

Une spirale d'évaporateur redonne à l'oxygène liquide sa forme gazeuse – un litre d'oxygène liquide donne près de 850 litres de « gaz ». Le contenu d'un réservoir de 44 litres suffit tout juste pour deux semaines à raison d'une consommation de 2 litres / minute.

 

Les personnes concernées reçoivent un récipient de réserve qu'elles remplissent régulièrement chez elles ou qu'elles échangent. A la maison elles peuvent inspirer l'oxygène directement à partir de ce réservoir grâce à une conduite d'alimentation correspondante. Le débit se règle ici entre 0,25 et 7 litres par minute.

 

Par ailleurs, les personnes concernées reçoivent un appareil portable, qu'elles peuvent remplir simplement d'oxygène liquide à partir de l'appareil de réserve. Ici aussi, il existe deux systèmes. D'entente, avec les personnes concernées le personnel d'encadrement de la Ligue décide lequel leur convient le mieux.

Portable normal

L'appareil délivre de l'oxygène en continu et ce, que les personnes concernées inspirent ou expirent. Le contenu peut servir par conséquent entre 3 et 8 heures selon la capacité du récipient et la dose d'oxygène requise.

Portable pulsé (valve économiseuse)

Ces appareils ne délivrent de l'oxygène que lorsque les personnes concernées inspirent. Mais pour cela, le souffle doit être suffisamment vigoureux de manière à activer le déclencheur, c'est-à-dire l'administration d'oxygène. Le contenu peut servir entre 7 et 27 heures (selon la capacité du récipient) ; les personnes peuvent ainsi rester loin de chez elles plus longtemps.

Concentrateur d'oxygène

Les concentrateurs d'oxygène sont meilleur marché (mais un peu plus bruyants) que les systèmes à oxygène liquide. Ils extraient l'oxygène de l'air environnant de façon à ce que les personnes concernées puissent l'inspirer directement. Pour cela, ils ont besoin de courant électrique avec des frais de consommation pouvant s'élever jusqu'à Fr 40.-- par mois. Cet appareil ne peut être utlisé qu'à domicile.

 

Ce système est idéal pour les personnes qui ne sortent de chez elles que de façon irrégulière et pour un laps de temps très court. A cet effet, ces personnes reçoivent de petites bouteilles contenant de l'oxygène médical, qui sont échangées lorsqu'elles sont vides.

 

Bouteilles d'oxygène

Les personnes qui n'ont besoin d'oxygène que de façon sporadique reçoivent de l'oxygène comprimé en bouteilles. Ce système est très simple à utiliser mais en raison des coûts élevés de transport et de remplissage, il ne convient pas pour une thérapie de longue durée.

Conduites d'alimentation

Un tuyau flexible conduit l'oxygène du récipient au nez. Dans la plupart des cas, les personnes concernées respirent l'oxygène au moyen d'une paire de lunettes nasales. Cette conduite d'alimentation est bon marché et simple à utiliser. Etant donné que les lunettes s'appliquent pas de façon hermétique, une petite partie de l'oxygène s'échappe. La circulation d'air permanente peut assécher les muqueuses nasales mais des pommades peuvent pallier cet inconvénient.

Certaines personnes trouvent que les lunettes nasales ne sont pas très esthétiques. Des solutions existent également à ce niveau-là. Ainsi par exemple, le tuyau d'amenée d'oxygène peut être intégré dans les lunettes pour se faire plus discret. Important : les avantages de la thérapie l'emportent dans tous les cas sur les inconvénients esthétiques !

Si les personnes ont besoin de grandes quantités d'oxygène ou que des complications médicales surviennent lors de l'utilisation des lunettes nasales, le médecin spécialiste peut prescrire ce que l'on appelle un cathéter transtrachéal (« scoop »). Celui-ci est introduit et fixé directement dans la trachée moyennant une petite intervention chirurgicale. Ainsi l'ensemble de l'oxygène apporté parvient jusque dans les voies respiratoires et la conduite d'alimentation peut être cachée sous les vêtements. Ces avantages comportent toutefois des risques, des infections par exemple. 

Pneumotél

Chaque mercredi de 17-19 h nos médecins répondent à vos questions à propos des poumons et des voies respiratoires. Une prestation gratuite de la ligue pulmonaire.