Diese Website verwendet Cookies. Erfahren Sie mehr in der Datenschutzerklärung.

Accepter

Aide à l'arrêt du tabac

En raison de la pandémie Covid-19, nous avons cessé d'organiser des cours d'aide à l’arrêt du tabac en groupe pour le grand public.

Nous vous invitons à visiter le site www.stopsmoking.ch pour trouver une aide personnalisée.

Les cours sont encore proposés aux entreprises dans le cadre de leurs programmes de santé, avec les précautions requises.

Ceux qui en parlent le mieux sont celles et ceux qui ont fait le cours. Et pour près d'1/3 d'entre eux, c'était la bonne encore un an après ! Steve vous raconte son expérience.

Alors fais-le ! Respire !

« 49 ans, dont plus de 30 à fumer, en surcharge pondérale, j’ai mal au dos, je crache tous les matins, mais ça passe ! Et puis ce bon petit expresso avec la première de la journée….alors je continue d’évoluer dans ma zone de confort. Bien sûr, ces derniers temps j’ai souvent le sentiment d’être un paria ou un abruti qui va prendre froid dehors pour en griller une ! Mais le plaisir et la facilité l’emportent.

Et puis un jour, un avis de mon employeur, qui invite l’ensemble des collaborateurs fumeurs ou non à une présentation de la LPVD. Cela n’est pas obligatoire, mais comme tout fumeur, on a souvent envie d’arrêter cette délicieuse saloperie, mais honnêtement jamais le courage, pour parler poliment !

Tout commence par une présentation originelle et originale. La présentation est « sexy » dans le sens que pour une fois, et c’est la première fois, sous cette forme, on m’explique et on me démontre le résiduel du monoxyde de carbone, et surtout on ne me culpabilise pas.

Parce qu’en fait, on sait que cela n’est pas bien pour notre santé et notre entourage. Mais bon, la fin de la présentation approche, c’est très sympa, le « produit » est bien vendu ! Bien ficelé et j’irai sur le balcon sous peu, même s’il fait froid.

Un sentiment de confiance s’installe, d’accord il n’y a pas de produit miracle, ni de solutions toutes dites ou faites qui sont vendues, pas d’agression, pas de contrainte, mais une proposition de se revoir en petit comité, petit groupe, mais heureusement que des fumeurs….les autres… « y » comprennent pas.

Bof, pourquoi pas ! Envie ? Oui comme tout le monde ! Motivé ? À voir, je dirais 50/50.

Finalement, on sera entre collègues, amis du paquet, entre nous, et puis on nous a dit qu’on en discuterait, alors pourquoi pas. En plus, c’est sur site, pas besoin de se déplacer. Viens le jour de la première séance, on est de mémoire une dizaine, en vase clos, et il y a un « gars », un animateur, je suis dubitatif et pas le seul, mais on y est alors écoutons-le.

Et c’est là qu’il se passe quelque chose, sauf qu’on ne le réalisera que bien plus tard. D’abord on se présente tous et le « gars » aussi. (Attention ce terme n’est pas impoli, c’est quand même le type qui m’a sauvé un bout de vie, donc respect !).

À l’inverse de ce que l’on pourrait penser, nous faisons l’apologie de la clope (comprendre louange), tout ce qui bien ou que l’on croit être bien pour nous.

Et puis au fil des réunions, on parle du ridicule, des anecdotes, des rires mais toujours derrière il y a ce « gars » qui écoute, qui oriente la discussion, qui propose des alternatives, du style qui nous explique que la demande en nicotine ne dure que quelques instants et qu’il suffit de savoir gérer ce pic…alors on en parle, que ferions-nous ? J’irai me laver les mains dit l’un, l’autre dit j’irai courir, je prendrai un bonbon renchérit la collègue et finalement chacun se trouve avec une multitude d’idées permettant de gérer ce stress du manque de nicotine.

Bon d’accord, on discute, on discute, mais on fume toujours. Les séances se suivent, et toujours à la fin de chacune d’entre elles, ma note est de 50/50 (comprendre : mon taux de motivation). On débriefe, et je constate que pour certaines j’ai réussi à noter que je n’avais aucune raison, aucun motif et même pas l’envie, mais je l’ai fumée…ce constat est édifiant, mais un moment de honte est si vite passé.

Soudain, au détour d’une conversation avec le « gars », je lui dis dans un élan de bonne volonté, devrais-je baisser ma consommation le matin par exemple ? Sa réponse : « Mais pour toi, c’est pas aujourd’hui que tu arrêtes (je fais une pause, j’ai les larmes aux yeux) on est le jeudi 5 novembre 2015. Toi tu arrêtes samedi 7 ».

Vendredi soir, un signe du destin…j’ai un paquet où il n’en reste qu’une, je la fume ! Ah oui, le « gars » avait dit : « chaque jour qui passe est une victoire » et puis il y a l’indispensable « carte d’urgence » qui te rappelle : Quitte cette situation, gagne du temps, tous ces efforts et replonger, soit fier, etc.

C’est dur dans un premier temps, très dur, mais je ne suis pas seul, amis, collègues et même le « gars » que tu peux appeler sont avec moi.

Et ça marche ! Parce que je me suis préparé presque sans m’en rendre compte lors de ces séances. Alors un matin, tu te lèves, tu bois ton expresso, il n’a plus le même goût, il est encore meilleur, tu souris, tu ne fumes plus, quel con j’étais !

L’appartement a dû être rénové, la garde-robe changée. Les goûts changent, tu respires, tu bouges, tu perds du poids (30kg), tes loisirs changent, tu passes au vélo, à la plongée, au crosstraining, tu veux respirer les nuages en parachute, tu grimpes les montagnes, les collines, tu rides en snow-board, en wakeboard et tu as 50 balais ! Tu as une deuxième chance, une deuxième vie, profite, prends !

Merci au « gars » qui se reconnaîtra, merci à la charmante dame de la LPVD, elle se reconnaîtra aussi, merci à mon employeur, mes amis, mes collègues. Et chaque 7 novembre j’envoie un petit mot au « gars ».

Alors toi aussi, trouve Ta DATE et prends un nouveau départ. »

2020.01.31 Steve