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Interview avec Hans Stöckli

Hans Stöckli,
Conseil des Etats PSS
Hans Stöckli,
Conseil des Etats PSS


Vous avez pris position pour une réglementation sur les cigarettes électroniques identique à celle des produits du tabac classiques. Pourquoi?

Il est vrai que les cigarettes électroniques peuvent apporter un certain soulagement pour la santé des gros fumeurs, mais nous ne connaissons pas encore les dommages à long terme. Elles contiennent encore de la nicotine et sont rendues attrayantes pour les enfants et les jeunes, ce qui constitue un grand risque d’incitation à commencer à fumer. Je me réjouis donc que ma motion en commission visant à rétablir une imposition sur les cigarettes électroniques ait été acceptée par le Conseil des Etats, avec l’appui du Conseil fédéral.


Avec 27%, le taux de tabagisme en Suisse reste élevé. Pour quelle raison?

A ce jour, nous n’avons pas de mesures de prévention efficaces en Suisse. C’est pourquoi la Convention-cadre pour la lutte anti-tabac de l’OMS signée par la Suisse en 2004 n’a toujours pas été ratifiée. Le lobby du tabac est très puissant dans le pays. Il bénéficie du fait qu’il n’existe pas de dispositions suffisantes contre la contrebande de cigarettes et pour réglementer la qualité des produits du tabac destinés à l’exportation. Mais dans les cantons qui appliquent des interdictions de publicité, comme celui de Soleure ou du Valais, le taux de tabagisme est nettement inférieur.


Comment percevez-vous la Ligue pulmonaire comme organisation de santé?

La Ligue pulmonaire est un membre fort, novateur et important de la Conférence des ligues de la santé et j’apprécie également les activités des ligues pulmonaires cantonales.

 

Qu’en est-il de votre santé pulmonaire et que faites-vous à ce sujet?

J’ai eu la chance de grandir dans une famille où personne ne fumait et où personne ne fume à ce jour. Cela fait trois ans que je n’ai pas fumé un seul cigare par plaisir – lors de la dernière visite de contrôle, mon médecin de famille a été surpris de voir que tous mes taux étaient au vert. La pratique régulière d’une activité sportive – en juin, mon épouse et moi avons parcouru avec succès la course des 100 km de Bienne pour la neuvième fois – m’aide à garder la forme. Et cela inclut mes poumons en bonne santé.